Je voulais parler à mon père

Un spectacle ne se laisse pas étiqueter facilement…
Spectacle documentaire ? même s’ ils ne font jamais vraiment semblant, même si de mémoire ils recommencent.
Même s’ils rejouent la scène comme on passerait un disque rayé
Spectacle fiction ? Il était une fois le visible un peu opaque qui donne de la valeur.
L’œil ne voit plus.
L’œil s’habitue à nos vies comme aux disques rayés.
L’œil s’adapte.

Un Décor : Un espace désertique, Seraing / un abreuvoir pour limiter l’espace/ pour que la fuite soit vaine.
Des Personnages : groupe désarticulé échangeant des propos dérisoires, douloureux mais indolores à l’œil nu.
Des Dialogues : monologues de la vie quotidienne extirpés de conversations anodines.
L’Argument : un père enterre un père, le sien.
Le Genre : brisure d’une vie en relief.
Le Style : vision en perspective / dépouillé.

« Restreint dans leurs costumes étroits, dans une bassine, limité dans leurs mouvements, un groupe se raconte, échange des propos proche de l’absurde.
Un groupe embaumé, comme égaré dans le silence, perdu dans leurs regards.
Bouffonnerie tragi-comique d’une vie.
Nés sur les décombres d’une guerre, sur la mémoire d’une immigration ».

Fiction/ documentaire ?

Orienter le regard, circonscrire l’histoire, l’œil capte la vie de ces alignés qui prennent la pose pour une photo souvenir.

« Je voulais parler à mon père »

Un spectacle fait à Seraing, une ville anciennement industrielle en voie de reconversion.

Mise en scène et écriture : Claire Vienne
Scénographie : Daniel Lesage
Jeu : Mauricette Mercier, Vincent Burton, Marie Vienne, Roberto Falletta
Création sonore : Gilles Tossings
Production : Roxane Stubbe
Régie générale : Lancelot Duche

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